Tamariu, Catalunya, novembre 2009
On cueillait des oursins au fond de la crique. C’était notre trésor pour les séduire : des aiguilles autour, du corail dedans. La rudesse de l’écorce, l’émotion juteuse du coeur. Le fruit défendu par excellence. Leur chair vermeille palpitait sous le citron de nos vingt ans.
La floraison s’est repliée, la chambre est close. Plages rebattues dans l’âcre clapot. L’horizon s’est resserré. Et c’est une autre pulpe qui saigne.
« Il y en a dont la chair paraît toujours froide, même l’été. Il y en a dont le souvenir vaut une soif dès qu’on ne peut plus les trouver.» (André Gide, à propos de certains fruits, Les Nourritures Terrestres)



Déjà vu ça? non? si?
Christian, ça y ressemble mais c’était à quelques kilomètres de là : http://www.apartsoi.fr/2009/11/plage-arriere/
Un air de Méditerranée qui ne trompe pas… Ah les heures passées dans l’eau; il fut un temps où ni le sel ni la fraîcheur ne nous dissuadaient. « Descendre à la plage» était la logique de déplacement; et en remonter n’était pas non plus dissuasif…Une belle image évocatrice. Et merci pour les mots l’accompagnant.
Boudiou des oursins !
Je préfère marcher dessus que les manger moi. Et c’est pas la bonne option il paraît (mon pied confirme, Gide je ne sais pas).
LVN, et il vaut bien mieux les manger que les avoir dans les poches !
C’est plein de vitamines, bonne mine !
Philos, la Méditerranée ne ment jamais et ses ambiances nous ont suggéré à tous un peu les mêmes gestes…
Finie la vie d’escargot poilu ?
Tu vois la gargotte est fermée mais l’escalier est toujours là.
Les oursins chez moi, c’est toute une histoire…avec de l’enfance et du temps qui passe ( ouïe)
cela fait rêver, c’est beau,
merci,
et puis les mots écrits me plaisent…
Ah, merci Annick pour ta fidélité. A bientôt.
Lôlà, à quoi sert l’escalier si on ne peut plus pêcher? à quoi ça sert d’avoir la frite si t’as plus les moules?