no man’s land

8/12/2009

groundzero

chantier de Ground Zero depuis Liberty Street, New York City, août 2009

En maints endroits, New York exacerbe la beauté de la solitude. En autant d’autres lieux, la ville déferle en somptueuses et torrentielles humanités. Elle ne met jamais vraiment à l’abri des multitudes, pas plus qu’elle ne sait nous guider vers tous les autres. De grues en gratte-ciel, d’avenues en venelles, la ville nous fait trotter, zigzaguer, ralentir, accélérer, hésiter, reculer. Et dans ces mouvements qu’elle imprime à nos pas, l’impression de sa propre dilution flotte comme une menace. Comment s’écarter des foules sans égarer son cœur? Comment plonger dans les flots d’un infatigable quotidien sans perdre le goût du monde ?

[une autre vision des lieux ici]

5 commentaires

Superbe photo ! :)

par Ekios le 8/12/2009 à 15:44. #

Et texte.

En fait, c’est NY, la ville qui ne dort jamais. Pas Las Vegas.
Elle me semble bien contrastée cette ville (le mot « ville»  me semble complètement vain, en fait. N’est-elle pas la mère de tant de villages?).
Quel calme et quelle propreté sur cette photo… Pourtant, tout relatifs, j’imagine, puisque c’est un chantier.

Je crois que NY n’en finit jamais de surprendre. J’ai entendu tant et tant de témoignages passionnés et emportés sur NY. Il faut le voir, le vivre pour savoir et comprendre. Mais les fenêtres que tu nous ouvres sur elle laisse passer un peu de sa magie, de son ambiance, de sa grandeur, ses contrastes. Et jusqu’ici, ça me plait!

par Tiffany le 8/12/2009 à 16:45. #

toujours autant de plaisir à se perdre dans vos mots et perspectives

par dam le 8/12/2009 à 21:33. #

En y revenant j’ai saisi ce qui m’avait laissé un sentiment irréel en regardant cette photo…
Cet imperceptible reflet qui se superpose et laisse imaginer un autre monde derrière le visible…

par JoL le 9/12/2009 à 23:39. #

Oui, Jol, la photo a été prise depuis une passerelle vitrée qui enjambe la rue. Je n’ai pas voulu masquer le reflet d’aucune manière, c’est ce qui m’a plu aussi à ce moment là.

Dam, merci. Les perspectives ont été tracées par les urbanistes de Manhattan, mais je n’ai pas retenu leurs noms ;-)

Tiffany, il y avait pas de bruit avec les grues, et les vagues de voitures, à cadences inégales. La passerelle a offert un moment de calme. Tu connais des gens qui n’aiment pas NY?

M’ci Ekios :-)

par Richard le 9/12/2009 à 23:51. #