le voyageur immobile

3/12/2009

dormir

San Francisco, août 2009

Il y a tous nos rêves de nuit, et il y a tous nos rêves de jour. Des rêves et des pensées, qui encombrent chaque instant à toute heure partout dans le monde. Songes indiscrets, fantasmes jamais avoués, utopies fabuleuses : la Terre bruisse et grouille de milliards de rêves qui défilent et rejaillissent en tous sens, et qu’on ne verra jamais éclore. Tant de joies rejetées vers l’ombre ! Le monde réel ne sera jamais aussi vaste et mobile que celui qui bat sous les crânes et dans les cœurs.

Où l’eau molle ondule de houles insatiables, les gratte-ciel dansent au vent des secrets.

11 commentaires

Depuis que j’ai vu ta photo j’ai la chanson d’Otis Redding en tete (Sitting on the dock of the bay). Ce qui reste très agréable, puisque j’adore cette chanson.

Ca m’a mis le coeur en fete et des reves plein la tete, une grande partie de la journée.

En conclusion: merci. :)

par Tiffany le 3/12/2009 à 22:27. #

ah bon !

Pardon pour la première version du texte, pas très compréhensible. Je l’ai réécrit.

par Richard le 3/12/2009 à 23:19. #

Étonnant, je découvre votre photo, en même temps que j’écoute Bashung chanter »  il voyage en solitaire « .

par Baleine échouée le 3/12/2009 à 23:26. #

Bonjour,
Ton texte est un peu mélancolique…Certes… mais cette photo me met de belle humeur. Car c’est la lumière que je préfère et ma réalité c’est que…
« Allons, on y va là ?, un peu plus loin à gauche, manger des délicieux crabes du Pacifique cuits devant nous ?» 
Lôlà

par La tortue légère le 4/12/2009 à 10:51. #

Parce qu’un rêve qui se réalise n’en est plus un et qu’il laisse la place immédiatement à des milliers d’autres… heureusement! La vie ne vaut d’être vécue que dans l’espoir que le rêve devienne réalité…
Tant que le but n’est pas atteint il existe?

par JoL le 4/12/2009 à 14:29. #

Baleine échouée, merci de ton passage. « Et nul ne l’oblige à se taire» , alors?

Lola, en fait, les crabes, c’était un peu plus loin à droite en revenant sur SF. Là, on est presque au bout de la baie ;-)

Jol, je crois que la plupart des rêves s’épuisent avant de se réaliser. Et que du coup l’armada de rêves n’est jamais efficace et prête à temps pour combattre. Oh, il y a quelques contre-exemples dans l’Histoire, encore que : on a rêvé de la chute du mur de Berlin, mais est-ce ce rêve qui l’a fait tomber?

par Richard le 4/12/2009 à 14:38. #

Une belle série sur ces hommes à rêves. Si on traverse les océans on en retrouve sur ton blog précédent…
Le rêve on en dépend, non?

par Thérèse le 6/12/2009 à 14:01. #

Ah oui, l’homme qui dormait sur son véhicule (si je me souviens bien?), en Inde, Superbe photo. Ainsi que trois ou quatre autres, aussi en Inde, dans un parc, sur le marché, sur des quais (?), dans la rue. Bien vu, Thérèse.

Et puis, il y avait le dormeur du bal, en Malaisie, sur le premier Avant la Lettre. Avec son parapluie entre les jambes.

par Tiffany le 6/12/2009 à 16:40. #

Superbe.
Vient en écho à une note que je prépare, je me suis permis de mettre en lien… Content de te retrouver ! Bravo.

par K le 13/12/2009 à 17:53. #

Thérèse, les rêves ont ceci de supérieur : ils ne dépendent pas de nous.

Tiffany, ta mémoire est incroyable !!

K, merci beaucoup, heureux de te lire à nouveau aussi :-)

par Richard le 13/12/2009 à 19:09. #

vos mots sont fort jolis!

par Annick le 15/12/2009 à 00:08. #