vagabonds pudibonds
27/06/2010
Cortinaire ocre-rouge (Cortinarius bolaris), Chambarans, Isère, juin 2010
(cliquer pour agrandir)
Voilà une espèce peu commune que je n’avais plus rencontrée depuis plusieurs années dans « mes» forêts. La faute à des saisons trop sèches, enfin mises à bout par un printemps copieusement arrosé. Ce champignon n’offre rien de spécial sinon son jaunissement intense au toucher; il est de plus suspecté de toxicité – comme 95 % des quelque 2000 espèces de cortinaires européennes. Il reste cependant l’un des éléments essentiels du dispositif de balisage de mes pérégrinations bucoliques. Sa réapparition cette année a quelque chose de rassurant. Parce que j’ai appris jeune à le reconnaître et parce que ses poussées sont plutôt rares, le Cortinaire bolaire, qui doit son nom à la belle argile rougeâtre qui se vitrifie à la cuisson, fait forcément partie de ma mycologie intime.


2 commentaires
Merci pour le lien sur ce joli blogue poterie, j’aime !
J’ai découvert les ocres de Roussillon récemment.
Je ne savais pas que le champignon…Donc si je vois un fanatique à genoux, dans les Chambarans…
par Lôlà le 28/06/2010 à 08:44. #
Ils sont deux cette fois, et rougissants aussi. Je ne commente pas la position des deux personnages de ta mycologie intime…
par Anne le 29/06/2010 à 21:53. #