Montvendre, Drôme, décembre 2007
Je cours. Je cours après les jours que tissent des semaines à longs brins. Semé par ma propre course, périssable et encombrée. Le travail ? Une exaltation désespérée. L’amour ? Un ventre mouillé de rêves au parfum de prune. Bruine. Une inspiration ? Le vertige du vide. Bide.
L’hiver. Un raidissement.
L’amitié. Des passages.
Mes jours. Le soir.



Quelle texture !
Il doit être beaucoup trop tard pour élaborer une vraie lecture. Seule idée loufoque, sortie d’on ne sait où : bientôt les branches vont bourgeonner, il suffira de s’y plonger pour ne plus avoir la trouille du vide. J’fais un bide, là ?
« L’amour ? Un ventre mouillé de rêves au parfum de prune» délicieux!
Tu, TU… attends un enfant?
Wahou, très beau. On dirait deux petits bouts de téton de bois, un brin piquants, prisonniers de je ne sais quelle texture tissée. C’est étrange.
Je ne l’ai pas précisé tout de suite pour préserver le mystère : il s’agit d’un gros plan sur un nid de chenilles processionnaires du pin.
Karine, oui, les tétons m’ont frappé aussi. D’où le titre de la photo (qu’on obtient en passant la souris dessus).
Erellwen, bon appétit donc
Christian, je couve quelque chose au moins !
Elodie, le mot texture revient souvent par ici… Ca fait parler, ça donne du texte et de la tessiture.
Je ne suis pas blonde … mais dis-moi, « Elodie» , tu parles bien de la blonde ?? J’ose espérer que je me trompe …
Pardon … je voulais dire « OPHELIE» et non Elodie !!!
Jusqu’à preuve du contraire, en effet, Maryvonne, Elodie n’est pas vraiment blonde.
Evidemment, non, je parle d’Ophélie, la chérie d’Hamlet qui file au fil de l’eau. Quoique…
Je n’avais pas du tout fait le rapprochement avec Shakespeare ; je ne lirai plus les commentaires avant d’y mettre le mien ! Ta réponse faite à Karine m’a complètement détournée du romantisme émanant de ta note et photo …
Toutes mes excuses à Elodie pour ce lapsus, ainsi qu’à toutes les blondes (!).
Hihi, très drôle ce lapsus, Maryvonne ! En effet, je ne suis pas blonde, ne prononce pas mon prénom Élodaïe, ne suis pas plus tentée par le ruisseau que par Hamlet. Et suis un tantinet mieux épilée que ce dangereux nid
J’ai cru un instant que tu t’étais équipé d’un appareil d’échographie et que tu pouvais faire des photos d’utérus. Ayant souventes fois pu contempler le mien (pas par mes propres yeux, God merci), je constate avec délices que d’une part, il n’en est rien, et que d’autre part, mon utérus ne ressemble pas à un nid de chenilles processionnaires. Cette soirée s’annonce donc plutôt bonne.
la beauté elle donne vie et c’est heureux ainsi.