Je lis en ce moment le recueil de textes de Leonard Cohen, « Musique d’ailleurs ». J’aime ses évocations de New York, de Montréal, de Los Angeles. J’aime aussi ses vers suggestifs et détachés, ses portraits en clair-obscur de femmes qu’il a aimées ou simplement voulu étreindre. Et tandis que je découvrais sa galerie d’amantes l’autre soir, le souvenir de quelques-unes de mes très vieilles sensations a refait surface. La mémoire a ses mécaniques que la conscience manque d’expliquer. Elle a mis le curseur sur cette fille qui aimait surtout le faire, m’avait-on confié, sur son balcon au septième étage. Je nous revois alors devant la porte de la salle de TD, nous attendons le professeur de statistiques. Elle me dit en souriant quelque chose comme « je voudrais mieux te connaître » et alors je fais mine de ne pas comprendre. J’ai tout de suite pensé à son balcon.
Quelques jours après, nous étions plusieurs copains invités chez elle. Je repère immédiatement le balcon, tout en longueur, qui donne sur un petit parc. Il est en ciment gris, avec des barreaux en fer minces qui ne cachent rien. En face, il y a un autre immeuble. Ca fume et ça rit, les gens vont et viennent entre le salon et le balcon. Et moi je préfère rester à l’intérieur pour regarder les livres dans sa bibliothèque. Il y avait Kundera et des auteurs anglais ou américains qui ne me disaient rien.


New York, un rêve pour moi!
J’ai pas de balcon, et à mon age on craint les courants d’air!
Il y a des moments dans la vie où le passé refait surface, sans qu’on ait conscience de l’avoir appelé… besoin de ça pour avancer?
On revient toujours sur ses choix passés un jour ou l’autre en se demandant si on a fait les bons, ou simplement pourquoi on les a faits, et puis on continue sa route!
Il faut que je lise Léonard Cohen avant d’aller visiter New York.
Christian, avec ton Leica M9, à NYC, tu vas faire un malheur, balcon ou pas !
Joelle, ravi de te voir par ici
Oui, la nostalgie, ou du moins le souvenir est une rampe d’accès pour l’avenir, souvent. Mais je ne me pose pas tellement la question de savoir si j’ai fait des bons choix. Je sais juste que j’aurais dû choisir à des moments où j’ai plutôt un peu subi. Il faut s’en rendre compte pour ne plus se faire avoir.
J’ai vu New York à la télé ce midi au journal, il faisait beau, les gens en petit pull, je me suis retrouvé à Time Square, au milieu des néons, j’en ai eu la chair de poule. Tu n’en reviendras pas, avec ou sans Leonard Cohen
Décidément, le reve américain subsiste.
New York, San Francisco… D’est en ouest. Je reve aussi. Faudrait s’y reprendre à (en?) plusieurs fois.
Tiens, j’ai la chanson de Téléphone en tete: ♪ Un jour j’irai à NY avec toi… ♪ En parlant de souvenirs qui remontent. J’avais 14 ans
tu m’offres le M9??????? faut faire quoi pour ça?