la chanson du printemps

Deux Hirondelles, si légères que le vent les efface d’un bout de gomme. Un grand Lièvre détale aussi, de son plein gré, dans un raffut de feuilles mortes. Un Torcol fourmilier, un Coucou gris semblent se répondre sans fin dans le grand frêne étouffé de lierre. Fauvettes et Pouillots s’en mêlent. Les oiseaux ne refont pas le monde, ils le réenchantent. Mais un cri lugubre émerge soudain des pins : c’est le Hibou moyen-duc qui va couper court à la discussion. La montagne a avalé le soleil, la brise refroidit déjà les épaules. D’arbre en arbre le silence se passe. Promets-moi de revenir sur les chemins blancs : ces soirs de printemps avec tant de bons amis, je voudrais qu’ils ne finissent jamais.

Photo : Chartreuse, 7 avril 2017

One thought on “la chanson du printemps

  1. Contempler la nature lorsqu’elle renaît au printemps, et savoir apprécier… On en vient à douter que l’hiver ait jamais existé. Tous les espoirs sont permis 🙂

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