Articles marqués avec ‘portrait’

l’amour est toujours en fuite

jeunefemmebali

Amed, Bali, août 2013

La rue bruissante, la lumière hâve.
Elle a mis tout le poids de sa vie dans la balance de son regard. Il n’a pas su se sauver du splendide éclair clouant son ombre. Sollicités par la même petite énigme : pourquoi eux, ici et maintenant?
Ce moment qui foudroie debout les plus vaillantes armées du doute. Cet instant qui resserre et qui tient en même temps à une distance sacrée.
Après? C’est une histoire qui se donne entre elle et lui. Des chapitres de beauté nocturne en plein midi. Des épitomés d’univers condensés dans leur masse noire et rare, dans une langue indéchiffrable autrement que par celle des cétoines.
Un matin, c’est un soleil qui ne brûle plus les doigts quand on le tranche de sourires. C’est une pluie froide qui tombe sur l’épaule de l’été quand on attendait ses doigts fins pour se consoler du vide. Les cétoines ont mangé les roses.
L’amour est toujours en fuite. Et Truffaut ne l’a pas rattrapé.
On peut toujours essayer de remonter le courant de l’amour. Pagaie, godille tant que tu peux. L’étoile qui le tient n’a jamais cessé de couler.  

le nouveau petit prince

garconnetbali

Amed, Bali, août 2013
Le long des routes du monde, les sourires des enfants reviennent comme d’anciennes comptines, balaient les relents d’aigreur occidentale et rincent l’âme somnolente. Ils laissent dans le cœur un vif éclat d’espoir. C’est la vraie vie qui fait signe. Celle qui se vit sans peur et sans rouerie, celle qui se partage comme le ciel et que l’on regrette dès les yeux fermés. Les enfants du monde n’ont rien à regretter, puisqu’ils ne dorment pas.

portraits dans le coaltar (#4)

dame kitulgali

Kitulgali, août 2011
« C’est en vivant que nous nous découvrons, et en même temps que nous découvrons le monde extérieur, il nous façonne, mais nous pouvons aussi agir sur lui. Un équilibre doit être établi entre ces deux mondes, l’intérieur et l’extérieur, qui dans un dialogue constant, n’en forment qu’un et c’est ce monde qu’il nous faut communiquer. » (Henri Cartier-Bresson, Voir Est Un Tout)

portraits dans le coaltar (#1)

vieuxfumeur
Munduk, Bali, août 2013

Un visage pour inaugurer une série que j’avais imaginé publier plus tard, sous un autre titre, dans des occasions plus festives. L’actualité nous presse d’aller vers l’essentiel. Le seul moyen de combattre cette laideur qui rampe de tous côtés, c’est de montrer, sans relâche, à sa petite mesure, la sensualité du monde et la diversité des regards qui le remplissent.

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