Articles marqués avec ‘italie’

vu du pont

Depuis le pont du Rialto, côté Ouest, décembre 2011
Je n’ai pas encore vu Mort à Venise ni le Casanova de Fellini. Et pourtant j’ai beaucoup pensé au cinéma en parcourant la ville, ses venelles, ses placettes et les quais du Grand Canal. Il m’est venu des images de différents épisodes de la franchise James Bond tournés là : Bons Baisers de Russie, Moonraker et surtout Casino Royale. Sur les traces de Daniel Craig et Eva Green, j’ai arpenté le Mercato, le Campo Santo Stefano et l’île de la Giudecca en face de San Marco. Pas repéré le site exact de la scène finale (l’effondrement d’un vieux palais en réfection) mais il est certainement près du pont du Rialto où furent prises ces deux images.
Depuis le pont du Rialto, côté Est, janvier 2012

l’échappée belle

Ile de Burano, Italie, janvier 2012
Ramené un peu de couleur de ma pause hivernale, comme on met du rouge aux joues des comédiens de rue que la pauvreté rend hâves. Retrouvé quelques flammes au fond des yeux de cette Europe à bout de souffle. La généreuse poésie de l’Italie mérite qu’on se pète la varice.

les observateurs du monde

place d'espagne
 Piazza di Spagna depuis Scalinata Trinita del Monti, Rome, janvier 2011
S’indigner, bien sûr, s’engager et le faire valoir. Car les maux de notre époque sont certainement moins imputables à l’irresponsabilité des dirigeants qu’à l’incurie de tous les autres. Mais s’indigner comment ? Comment réussir à observer, à décrypter avec un maximum de justesse tout ce qui bouge là devant nous, autour de nous ? L’homme est imparfait, ce qu’il voit n’est pas seulement la réalité, c’est aussi une partie de lui-même, de ses racines, de sa sensibilité, de sa religion qu’il projette. Comment, quand les ombres déforment et les bruits brouillent, ne pas trahir son devoir d’objectivité? Et ensuite comment être sûr de ne pas se tromper de combat ou du moins, comment s’assurer qu’il ne sera pas tronqué, émietté par quelques-uns sur l’autel du pouvoir? Je me pose ces questions sans arrêt. Je fais tourner l’empirisme, le rationalisme, le déterminisme dans ma tête, comme autant de méthodes possibles d’évaluation du réel. Mais de quel réel disposons-nous quand les chiffres se contredisent, quand l’Histoire se réécrit chaque jour?

l’année éternelle

vittore emmanuele
Rome, Italia, janvier 2011
Cette année, on s’indigne, on fait l’amour, on se régale. On garde les yeux qui brillent, la lippe vigilante, le poing serré et le coeur ferme. On continue de guetter la vie à part soi, on fait mieux qu’en 2010 pour ceux qu’on aime, on rend visite à ses amis, on bavarde, on rentre tard le soir et on travaille à ce que l’avenir reste grandement, hautement, sublimement désirable.

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