aux marches du palais

Parque José Marti, Cienfuegos, août 2015

Partout à Cuba, les enfants. Leurs ballons, leurs dents blanches, leurs rires. Et une drôle de mélancolie aussi, qui les attrape souvent au coin des rues. Comme fatigués de courir après ce qu’ils ne savent pas encore nommer avenir. Cienfuegos, ville monumentale, peut-être la plus belle de l’île (non, ce n’est pas Trinidad), juxtapose l’opulence du passé colonial à la fragilité d’un présent « révolutionnaire », qui dure, dure, et assoupit parfois les consciences.

tangente

manege

Bruxelles, décembre 2014

Enseigner les infinies nuances qui palpitent entre le bleu et le bleu : voilà pour se donner des ailes.

(Je m’étonne encore, grand naïf, de la manière tranchée, sinon brutale, employée par quelques frénétiques haut perchés pour fixer les grandes orientations collectives en ce début d’année. Orientations d’un autre âge, quand nous étions prêts à sacrifier l’essentiel parce que nous ne savions pas encore où il se logeait. Mais aujourd’hui? Encore des autoroutes, encore des barrages, encore des parcs de loisirs? Tout qui porte à scinder, isoler, écarter, confiner quand nous avons tant besoin de réanimer des intimités avec notre entourage.)